27.05.2007

Grey's Anatomy - 3.25 - Didn't We Almost Have It All ? (Season Finale)

Un épisode final somme toute prévisible, validant ce que les épisodes précédents laissaient pressentir, mais qui est plutôt agréable à suivre avec une série de scènes bien inspirées.

Le point d'orgue de la journée que nous suivons sera le mariage de Burke et Cristina. Les futurs époux et leurs témoins s'affairent tandis que la vie continue à l'hôpital. Ce n'est pas la voix off de Meredith qui distille ses vérités sur la vie en ouverture de l'épisode, mais le chef qui annonce à un des prétendants à sa succession qu'il n'a pas été choisi. Un à un, tous les chirurgiens vont passer dans son bureau dans la journée. Mark est le premier. Puis Addison, qui paraissait compter sur ce job, justement comme une raison de rester à Seattle -pour le téléspectateur, les conseils du Chef sonnent surtout comme une façon simple de justifier son prochain départ vers Los Angeles.

Le troisième postulant, Burke, est surtout préoccupé par son mariage tout au long de l'épisode, c'est à peine s'il réagit à l'annonce négative du Chef. Préoccupé au point de tester ses voeux sur Addison et Izzie en pleine salle d'opération. Un Burke qui a l'air donc impliqué et plus que décidé. Parallèlement, Cristina enrage d'être tenue à l'écart des salles d'opération "pour qu'elle puisse se préparer pour son mariage". Mama Burke achève ses nerfs en lui offrant un relooking personnel, sorte de baptême initiatique pour marquer son entrée chez les Burke. Cristina s'agite, mais pas plus que d'habitude finalement. Elle panique une dernière fois avant de rentrer dans la salle de mariage, car ses voeux qu'elle avait écrit sur la paume de sa main se sont effacés, mais elle est décidée à se marier. On a dépassé la quarantième minute de l'épisode et le téléspectateur, qui aurait pris tous les paris contre la réalisation de ce mariage il y a quelques épisodes encore, commence à y croire. Commence seulement. Soudain, Burke quitte l'autel pour aller retrouver Cristina qui se calme dans l'entrée, avec ses dames d'honneur. "Si je t'aimais, toi... et pas la femme que j'essaie de modeler, pas la femme que j'espère que tu deviendras, mais toi... Si c'était le cas... Je ne serais pas là-bas, à t'attendre. Je te laisserais partir." Comme nous nous aimons, nous devons nous séparer car tu es faite pour être libre, c'est en résumé les propos que tient Burke avant de laisser ainsi tout le monde en plan. Certes, il a toujours été difficile de croire que ce mariage pourrait se réaliser, mais ce retournement de situation au dernier moment sonne très artificiel, comme la fuite de Burke.

Du côté de son témoin, ce n'est pas non plus l'amour épanoui. Quelque chose est cassé entre Derek et Meredith, et rien ne semble en mesure de le réparer tant le fossé est désormais grand dans le couple phare de la série. Au point que Derek mentionne le flirt avec la jolie jeune femme au bar la veille, laissant Meredith interloquée par tant de franchise. Je dois reconnaître à Derek une volonté louable de mettre les choses à plat et de dire les choses telles qu'elles sont. Ce sont les tergiversations d'une Meredith très éprouvée qui les ont conduit à cette situation, même si Derek a également une part de responsabilité (sa discussion avec Ellis Grey ou encore le Chef qui avait laissé sous-entendre que cette relation pouvait entraver cette carrière). Quelques vérités sont assenées, en guise quasiment de dernière chance. Mais Meredith pratique encore une fois la fuite en avant. Derek : "Si tu ne vois pas d'avenir pour nous, si tu n'es pas impliquée... Je t'en supplie... Mets-y un terme. Moi, je peux pas. Je suis impliqué. Mets fin à ma souffrance. Je ne peux pas."

Dans une autre catégorie d'amour impossible, le mari de Rebecca Pope (anciennement Ava) arrive à l'hôpital. Alex semble beaucoup moins clair sur ses sentiments que par le passé, à l'évidence hostile à l'égard de cet homme. Pourtant, c'est Rebecca qui se jette à l'eau en demandant à Alex de lui donner une raison de rester. La perche ne pourrait être plus claire, mais Alex ne s'en saisit pas. Au contraire "stay with the nice guy" lui conseille-t-il (on pourra objecter que son image de bad boy a quand même considérablement souffert cette saison). Addison lui conseille fermement de ne pas laisser passer cette opportunité, mais quand il revient à l'hôpital, la chambre de Rebecca est vide.

Enfin, Izzie se lance et déclare son amour à George. Je pense qu'avoir tellement tourné autour du pot durant tous ces épisodes depuis la fameuse nuit a considérablement raté l'effet de cette déclaration sensée parachever cette histoire. Si les scénaristes voulaient vraiment réserver la primeur de l'annonce pour le final, ils auraient dû retarder l'infidélité. J'ai l'impression d'assister à la même scène Izzie/George depuis je ne sais plus combien d'épisodes désormais... George ne réagit pas sur le moment. A sa décharge, il faut ajouter que les internes reçoivent au même moment leurs résultats d'examen. Si l'interne ne scille pas en affirmant l'avoir réussi, son visage lorsqu'il a ouvert l'enveloppe raconte une toute autre histoire.

Pourtant tout avait bien semblé commencer pour son couple avec Callie. Cette dernière annonce vouloir un enfant, dans une scène très drôle qui retranscrit parfaitement le personnage à la fois dur en apparence mais également très sensible de Callie. Surtout que cette dernière n'est pour une fois pas seulement confinée à son rôle de souffre-douleur. Car, en plus, comme parachuté de façon très peu subtil dans l'épisode précédent, elle concourrait également au poste de chef des résidents. Et c'est elle qui est choisie. Même si ce n'est pas une surprise, je ne peux m'empêcher d'être triste pour Bailey qui méritait mieux, fidèle aux postes malgré les frasques de ses internes. Cela nous donne cependant une des scènes les plus réussies de l'épisode. Bailey, assise sur un banc à l'extérieur, retrouve un George tout aussi effondré qui vient d'avoir ses résultats. Chacun s'excuse auprès de l'autre, comme s'ils avaient une part de responsabilité dans l'échec de l'autre. Très bonne scène.

Concernant le Chef, Adèle perd son bébé, mais renoue avec lui sur son lit d'hôpital. Les liens entre ces deux-là semblent se reformer par la douleur. Finalement, le Chef avait choisi Derek comme son successeur... mais le chirurgien décline la proposition. Il était sans doute le seul à pouvoir le faire de manière crédible (tous les quatre postulants étaient très ambitieux, mais Derek traverse une bien mauvaise passe actuellement). Rejeter la proposition pour permettre au Chef de rester... Certes, on l'avait vu venir que le Chef ne nous quitterait pas, mais avec le retour d'Adèle, peut-être cela va-t-il remotiver ses ardeurs ? D'un autre côté, avec Burke AWOL, Addison en partance pour L.A., et Derek qui s'apprête à se relancer dans un triangle amoureux cataclysmique, le Chef n'a plus guère le choix.

Pourquoi est-ce que je parle de la résurrection d'un nouveau triangle amoureux pour ce cher McDreamy ? C'est que, occupé à ranger ses affaires, George rencontre les nouveaux internes en train de faire le tour des lieux. Il échange alors quelques mots avec une jeune et jolie femme... le téléspectateur reconnaît celle avec qui Derek flirtait au bar l'autre soir... Cerise sur le gâteau lorsqu'elle se présente : Lexie Grey. Recréer le triangle autour de Derek et Meredith (comme Addison part) avec la demi-soeur de cette dernière ? Introduire un nouveau personnage, oui, mais fallait-il vraiment se lancer dans cette consanguinité soapesque ? Décidément, c'est chronique chez les scénaristes, ce besoin d'en faire trop... Enfin, nous verrons le traitement de cette storyline la saison prochaine et les confrontations futures.

Bilan : Pas de surprise donc dans cet épisode qui entérine les conclusions qui s'esquissaient et remplit pleinement ses fonctions, clôturant la saison sur une relative bonne note qualitativement parlant. De multiples questions sur le futur de certains personnages restent en suspens. Burke semble s'être décidé à partir (une façon de se débarasser définitivement de l'acteur Isaiah Washington ?). George va-t-il lui aussi partir ? Et Lexie arrivant, on n'a pas fini d'entendre parler des complexes relations familiales au sein de la famille Grey.

Bilan de la saison : Je sais que j'ai souvent critiqué assez durement cette saison, dont le dernier tiers m'a quand même déçue. Cependant, l'ensemble de la saison est relativement équilibré, même si je regrette que la série ait perdu son ton vaudevillesque pour se tourner vers du soap pur qui manque parfois d'un peu de piquant. J'espère que la saison 4 saura rebondir sur ces écueils. Surtout qu'au programme de l'an prochain, une double ration, Private Practice le mercredi et Grey's Anatomy le jeudi. Rendez-vous à la rentrée. ^_^

16.05.2007

Grey's Anatomy - 3.24 - Testing 1-2-3

Private Practice ayant été comme prévu retenu par ABC dans sa grille de rentrée, nous assistons donc aux derniers épisodes de Grey's Anatomy avec Addison. Un tel départ -avec les autres interrogations en attente du season finale-m'amène à espérer l'introduction de sang neuf, pour une série qui finit difficilement sa saison 3 sous perfusion.

Cet avant-dernier épisode de la saison nous place au jour redouté de l'examen tant attendu, mais nos internes ne manquent pas de distractions.

Commençons sans doute par celle qui est le plus à plaindre. Se faire gifler par son père et tenue responsable de la mort de Susan n'était pas assez, la pauvre doit supporter un rejet supplémentaire puisque son père vient jusqu'à l'hôpital pour déclarer à Meredith que personne ne veut d'elle aux funérailles. Le lien patiemment tissé par Susan entre la fille et cette famille inconnue a lâché sitôt le décès de cette âme attentionnée. Il convient de souligner les penchants pour un sadisme théâtrale des scénaristes qui montent encore une fois cette scène très dure pour Meredith, devant tous les autres médecins qui regardent compatissants... Il n'est même plus humainement possible de râler contre la jeune femme, tellement on finit affligé par toutes ces tuiles. Jusqu'où peut-elle tenir ? Si les scénaristes rivalisent d'imagination pour accabler un peu plus Meredith, il faudrait quand même que quelqu'un chez eux se rendent compte qu'ils ont déjà plus qu'abusivement exploité ce ressort. Les excès ne font jamais rien de bon et ce cycle sans fin des malheurs de Meredith va finir par dessensibiliser totalement leurs téléspectateurs.

Meredith craque cependant dans l'épisode. Incapable de passer le test, elle reste le regard perdu dans le vide tandis que ses amis s'agitent pour la sortir de sa torpeur. Cela suit un schéma très similaire aux scènes dans la salle de bain avec Izzie en début de saison. D'autant que le fossé entre Meredith et Derek continue de se creuser. C'est George en pleine salle d'opération qui doit l'informer de l'état de sa petite amie officielle. Il n'y a pas eu de rupture, mais les deux personnages paraissent évoluer complètement séparément désormais. C'est d'ailleurs finalement vers une figure paternelle de substitution qu'il faut se tourner : le Chef, qui, malgré tout, pas toujours très subtilement, est toujours là pour la "fille d'Ellis". A croire que les amants de ses parents biologiques méritent plus de reconnaissance finalement que les véritables... Le Chef autorise Meredith à rattraper son examen, pour éviter de refaire l'année d'internat. Nous verrons si tous nos internes passent ce test avec succès. Il n'est pas rare d'utiliser ce prétexte pour bousculer un peu les lignes. Je retiendrais principalement de cette storyline le caractère quand même très soudé de notre "club des cinq". Malgré leurs divergences, leurs problèmes relationnels, même Alex s'est intégré.

Parallèlement, Derek, encore à ses problèmes de couple, est réquisitionné par Burke pour être son témoin à son mariage très prochain, puisque prévu le lendemain (il fera la clôture de la saison). Le temps d'organiser une bachelor party dans le bar d'en face, en y invitant finalement nos quatre chirurgiens habituels. Les piques échangés entre Addison, Derek et Mark, pour cet étrange triangle d'ex-amis/amants, sont assez sympathiques, sans parvenir à totalement redynamiser l'ensemble. Mais surtout, Derek n'est pas insensible à une jeune femme qui l'aborde alors qu'il est accoudé au bar. Un petit air persistant de déjà vu flotte sur cette scène, même si Derek décline les avances pressantes de la jolie brunette. Le couple MerDer s'éloigne un peu plus...

Tandis que Cristina explique avec fermeté ses priorités à Burke, la rédaction des voeux pour son mariage n'étant pas le sujet du jour, préférant se concentrer sur le test, ses amis ont plus de difficulté à compartimenter leurs préoccupations. Alex découvre qu'Ava lui ment depuis plusieurs jours... Elle a en fait retrouvé la mémoire. Soudain, elle n'apparait plus comme la jeune femme perdue, mais plus calculatrice, avec un background conséquent derrière et une vie qui ne lui plaisait plus... Le personnage apparait sous une lumière différente. Alex ne prend évidemment pas bien la chose, mais encore une fois, Ava, ou plutôt Rebecca Pope, tâche de se faire pardonner. Je reste très neutre sur ces développements, préférant attendre le dénouement pour me prononcer.

La star de l'épisode, qui assure en pratique trois chirurgies en même temps, c'est incontestablement Callie, que j'apprécie finalement de plus en plus. Maîtrise professionnelle et efficacité... voilà soudain qu'elle génère un doute chez Bailey. C'est que le Chef doit présenter ses favoris aux postes de chef de chirurgie et de chief resident le lendemain au conseil d'administration de l'hôpital. La haute estime de ce dernier pour Bailey est un fait connu, sans aller jusqu'à parler de favoritisme, et il faut bien avouer que Bailey mérite sa bonne réputation... Cependant, cela n'empêche pas d'autres chirurgiens d'avoir postulé au poste en apparence promis à la préférée du Chef, dont Callie. Je me dis qu'il n'est pas possible que les scénaristes nous introduisent soudain ce détail sans qu'il y ait une indication pour une future surprise. Nous verrons bien.

En tout cas, Callie semble prête à faire des plans pour le futur. Elle mentionne son envie d'avoir un enfant à Addison, elle est ravie lorsque George annonce qu'il est pris à l'hôpital où il a demandé son transfert... Elle arrange tout, et l'on devine pourtant que, déjà, les fondations se fissurent. Le transfert de George n'est pas du tout bien accueilli par ses supérieurs, Baily lui offrant un sec discours sur le gâchis que va devenir sa carrière... Izzie le supplie de ne pas s'en aller. Non seulement pour elle, mais également pour l'équipe qu'ils forment tous les cinq. Tandis que le regard soupçonneux de Callie se pose à plusieurs reprises sur cette rivale qui va briser son mariage. C'est qu'Izzie devient de plus en plus émotive, totalement amoureuse désormais, confrontée à cet amour impossible, elle a besoin de crier ses sentiments au vu de tous... Cristina lui demande si elle parle bien de Denny, la confirmation d'Izzie ne convaint qu'à moitié une Callie mortifiée. Ah, l'amour. Fleur bleue, la rencontre de deux âmes, c'est l'émulation... Un final explosif se profile, peuplé de scènes de ménage, où les tensions qui se sont accumulées dans tous les couples vont exploser. Est-ce normal que la seule interrogation que cette storyline me laisse, accompagné d'une certaine amertume, c'est de savoir si Grey's Anatomy a définitivement franchi le cap d'une caricature de soap sans saveur ?

Enfin, Addison n'a pas encore eu le temps d'accepter la nouvelle de sa stérilité qu'elle est confrontée à divers cas médicaux qui la lui rappellent constamment. C'est tout d'abord le barman et son petit ami -un couple toujours aussi sympathiques- qui lui présentent une jeune femme qui pourrait leur laisser adopter ses jumeaux. Une grossesse difficile qui s'annonce. Mais c'est surtout le cas d'Adèle qui focalise l'attention. L'ex-femme du Chef est tombée enceinte, à 52 ans, c'est peu dire qu'il s'agit d'une grossesse à risque. Elle a un malaise à l'hôpital, le Chef la retrouvant évanouie dans les toilettes... Une façon d'obliger le couple à se pardonner pour que le Chef puisse effectivement prendre sa retraire -ou va-t-on encore perdre un personnage dans l'entourage de nos héros ? Comme souvent en ce moment, on se demande : n'est-ce pas un peu beaucoup (et/ou) trop ?

Bilan : Tout juste moyen, quelques étincelles entre-aperçues ne parviennent pas à relancer l'ensemble qui s'enfonce dans une morne obscurité.

07.05.2007

Grey's Anatomy - 3.22 & 23 - The Other Side of This Life (Part 1 & 2)

J'ai hésité à rédiger deux reviews distinctes ou une seule. Mais ces deux épisodes ne peuvent être dissociés. Toutes les histoires sont tellement entremêlées que les scénaristes ont eu besoin de 80 minutes pour les traiter... Cependant par un souci de compréhension -manifestement oublié par lesdits scénaristes-, il est préférable de traiter d'une part Seattle, d'autre part Los Angeles, parce que ce jonglage de storylines a fini par rendre assez fouilli ces épisodes, cassant les rythmes et alternant des ambiances très contrastées. [Par contre, il faut m'excuser pour le roman et le délai de rédaction que cela a provoqué -c'est du 2 en 1 ^_^.]

A Seattle (Grey's Anatomy)

Les storylines ne sont pas interrompues à Seattle. La seule à réellement tirer son épingle du jeu dans ces épisodes est Cristina. Fidèle à elle-même, comme le mariage se précise, elle a la désagréable surprise de découvrir dans son salon un beau matin sa mère et sa future belle-mère en pleins préparatifs pour l'heureux évènement. Une Cristina qui râle permet de mettre un peu de piment à cette storyline dont on sent déjà les limites. Attachante dans ses défauts, Cristina réquisitionne même Callie pour être une de ces demoiselles d'honneur. En revanche, du côté de Burke, c'est l'occasion d'observer ses doutes grandir, ses inquiétudes. Si le comique de la scène de l'échange sur le mariage entre George et lui est assez drôle, cela ne sauve pas l'ensemble de cette storyline. Comment Burke peut-il constamment remettre en cause l'engagement de Cristina alors qu'il est celui qui doute constamment... Cristina fait des efforts, mais voilà qu'il doute de ses propres sentiments à l'égard de sa future épouse. C'est de l'imbroglio soapesque qui finit par être agaçant, les scénaristes ayant joué constamment sur ce même ressort depuis un nombre bien trop élevé d'épisodes à mon goût...

Je le reconnais, ce n'est pas mieux du côté de Meredith. Mais ce n'est pas vraiment la faute de cette dernière si un sorcier vaudou s'est penché sur son cas cette saison, dans le but de tester jusqu'où elle pourrait s'enfoncer avant de lâcher prise (même si techniquement, elle a lâché prise lors de sa noyade). Voyant Derek s'éloigner, Meredith se décide à prendre les choses en main, "ce n'est pas le moment d'abandonner". Pourquoi pas. Malheureusement, les scénaristes lui refusent le moindre repos. Alors qu'elle commençait à se lier avec sa belle-mère, qui s'efforçait de tendre un pont entre la fille et le père, la sympathique belle-mère est admise à l'hôpital. Ce qui était un simple hocket refusant de s'arrêter se transforme en intervention, qui finit sur la table d'opération... Les scénaristes révèlent alors des ressources insoupçonnées en terme de gâchis. Vous l'aurez sans doute compris, la belle-mère décède des complications survenues. Quelle idée d'aller tuer un personnage qui avait encore un certain potentiel à exploiter, tout juste quelques épisodes après la mort d'Ellis Grey... Pire, pourquoi dans cet épisode précisément ? Où les alternances entre l'ambiance sexy et musicale de Los Angeles entrecoupent toutes les scènes supposées "dramatiques" de Seattle ? Le téléspectateur ne se sent absolument pas impliqué, ni émotionnellement, ni vraiment intéressé par ces évènements. C'est très irréel, dépourvu de toute émotion. S'ils tenaient tellement à faire subir un nouveau décès à Meredith, ils auraient été plus inspirés d'attendre un épisode. De plus, on assiste à la réaction très émue du père de Meredith -qui saisit toute l'absurdité de la situation à défaut d'avoir la même perspective que le téléspectateur- : "Pour un hocket !". Cerise sur le gâteau, chez des scénaristes décidément très mal inspirés : Faire annoncer le décès de sa belle-mère par Meredith, tandis que tout le monde observe la scène... sans intervenir. Tandis que que sous le coup de l'émotion, son père la gifle. Derek, que l'on sent très impliqué, réussit à entrouvrir la bouche et esquisser un geste pour essayer vainement de retenir une Meredith qui s'enfuit. C'est donc une nouvelle fois, un cataclysme émotionnel pour la jeune femme, auquel s'ajoutent les doutes (encore!) de Derek. La gestion de cette storyline n'est pas une réussite.

Autre soupir, mais celui-ci dure depuis quelques temps déjà, pour le triangle Callie/George/Izzie. "Je t'aime, moi non plus, je pars, mais reste"... Ou l'art de vivre en passant son temps à se contredire. J'aimerai pouvoir faire preuve de plus de patience. Certes, on pourrait souligner qu'il y avait une alchimie dans cet ascenseur entre Izzie et George, que ce baiser ainsi (à nouveau) échangé est lourd de sens. Il faudrait pouvoir gloser sur cet amour impossible et s'extasier sur cette fable traitant de la fragilité des frontières entre l'amour et l'amitié. Mais ce serait à des années lumières du sentiment de lassitude dans laquelle cette histoire me plonge. Pour couronner le tout, j'avoue toujours analyser leur affaire du point de vue de Callie, ce qui biaise un peu plus mon opinion. Une Callie qui a des soupçons, mais qui fait des efforts, acceptant même à contre coeur de jouer les demoiselles d'honneur pour l'hypothétique mariage de Cristina. Elle offre un excellent écho à l'humeur de cette dernière d'ailleurs ! ^_^ Une remarque encore et toujours inutile de la part d'Izzie -qui se révèle de façon chronique incapable de réfléchir quelques secondes avant d'ouvrir la bouche pour critiquer la femme de George- achève de faire oublier toute tentative de conciliation avec la jeune femme : "Hein ? Callie, demoiselle d'honneur aussi ?", évidemment lâchée juste devant celle dont elle parle. Je peux essayer de comprendre les émotions conflictuelles d'Izzie, mais cet absolu mépris ?

Alex et Ava continuent de développer une certaine complicité. D'un côté j'apprécie, car cela permet d'avoir une autre perspective sur Alex, et la franchise d'Ava est remarquablement rafraichissante, notamment quand elle s'insurge du traitement d'Addison par Alex. C'est agréable à suivre. Reste en mon for intérieur, que je ne veux surtout pas pour ces deux-là de fin Denny-esque. Je reste donc un peu inquiète.

Enfin, un désespoir qui fait plaisir au téléspectateur : celui de Mark que les congés pris par Addison ont considérablement perturbé, au point qu'il se tourne vers Derek. Ce dernier ironise sur le fait qu'il ait surpris (enfin, déduit plutôt) Addison avec un autre homme -que Mark ne nomme pas, même s'il indique très clairement à Alex qu'il le considère comme responsable. Si j'ai apprécié de voir le personnage de Mark ainsi troublé, je trouve en revanche dommage que la discussion d'Addison et du Chef ne soit que mentionnée. J'aurais été curieuse de voir comment elle avait présenté sa demande de s'éloigner quelques jours de Seattle.

Car, c'est la base de ce double épisode : Addison part pour la Californie.

 

A Los Angeles (futur éventuel Private Practice)

La voiture rouge décapotable est sympathique, mais premier cri du coeur devant les images "clichés des clichés" que le réalisateur nous montre pour nous indiquer que nous sommes à L.A. Un petit effort n'aurait pas été de trop. L'ambiance à L.A. est plus entraînante -très très musicale- et plus colorée que les murs aseptisés de l'hôpital de Seattle. Les inspirations Grey's Anatomy-esques sont là, ainsi que les schémas classiques pour installer un soap au soleil. Les scénaristes prennent le parti de ne pas seulement suivre les tribulations d'Addison, mais également de nous introduire tous les personnages potentiels du projet de spin-off. Une fonction de pilote donc pleinement assumée, mais qui aurait gagné en clarté à ne pas être mélangé avec Grey's Anatomy (pour des raisons d'audience ?). Ce "pilote" est très orienté soap, avec un certain penchant pour aller dans les excès -en sexe comme en humour-. Il faudra évaluer/vérifier cette propension sur un plus long terme. J'ai trouvé finalement l'ambiance dans ce cabinet (de médecins) très Ally McBeal, peuplé de situations assez improbables et une Addison plus délurée que dans mes souvenirs. Ce à quoi je ne m'attendais pas vraiment. La première scène dans l'ascenseur où elle aborde Tim Daly pour lui vanter les mérites aphrodisiaques de ce cliché impose un ton beaucoup moins drama que Grey's Anatomy.

Addison se rend à L.A. pour retrouver de vieux copains de la fac de médecine, en particulier Naomi (Merrin Dungey), sa meilleure amie qu'elle a perdue de vue ces derniers temps. Le coup du BFF oublié est un classique des classiques, mais pourquoi pas, il convient d'établir un lien d'une façon ou d'une autre. Cette amitié sonne un peu forcée au départ. Cependant, les piques finissent par faire mouche malgré tout, même s'il manquait quelque chose pour que s'établisse une complicité à l'écran entre les deux personnages. Naomi a eu le temps de divorcer durant la période où elles se sont perdues de vue. Mais elle travaille toujours pour et avec son ex-mari. Addison lui révèle la véritable raison de sa visite : elle souhaite avoir un bébé -si les hommes ne sont pas faits pour elle. Malheureusement, Naomi doit lui annoncer qu'elle ne pourra pas avoir d'enfant. La réaction d'Addie sonnait assez juste.

Sauf quand Tim Daly se met en tête de lui redonner goût à la vie lorsqu'il la découvre en pleurs dans les escaliers, en l'embrassant. D'accord, les imbroglios romanesques et sexuelles sont une marque de fabrique pour Grey's Anatomy et son éventuelle déclinaisons, mais il n'était pas nécessaire qu'ils s'embrassent dès le premier épisode -enfin, techniquement le deuxième-. En tout cas, Pete est tout désigné pour jouer les McDreamy californien d'Addison. Sauf que Tim Daly est loin (très loin) d'avoir le charisme d'un Patrick Dempsey. Certes leurs échanges dans l'ascenseur, sans être "aphrodisiaques", fonctionnaient, mais cela restait très unilatérale.

Je ne saurais me prononcer sur l'ex-mari de Naomi, qui explique à Addison qu'il s'est réveillé un matin avec l'envie subite de divorcer, mais sans savoir pourquoi... Ce qui laisse le téléspectateur aussi perplexe que ce pauvre Jackson (Taye Diggs). Est-ce une façon de nous imposer une future reconstruction du couple amenée de façon quelque peu maladroite ?

Ce double épisode nous introduit donc la gallerie des autres personnages potentiels. Commençons par mon principal problème en la personne de Piz (je n'ai pas retenu son nom, mais les téléspectateurs de Veronica Mars s'y retrouveront ^_^). Premièrement, je dois avouer ne l'avoir jamais imaginé -mais alors jamais- en l'incarnation du "sexy boy". L'image du surfeur torse nu sur laquelle fanstasment trois trentenaires en mal de sexe va me hanter quelques temps. Il aurait déjà fallu qu'il subisse un rapide relooking par rapport à VM, car j'ai devant moi l'image du Piz étudiant très loin d'être un tombeur. Je ne sais pas si mon jugement est trop biaisé, mais quel rôle saugrenu lui a-t-on confié là... Allez draguer ostensiblement Naomi qui doit avoir le double de son âge... Désolée, l'image ne passe pas.

Enfin, je retrouve avec plaisir Amy Brenneman (de Judging Amy) en psychanalyste névrosée. Le personnage n'a rien d'original, mais a un certain potentiel. Elle s'insère bien dans l'ambiance. Impression renforcée par sa complicité avec Cooper (Paul Adelstein). Si comme pour Piz, on a encore le réflexe de l'associer à Prison Break, son rôle est tellement à contre-courant que Kellerman est instantanément oublié. Cooper est en résumé une sorte de George de la première saison, en adulte et en pire... qui recherche désespérément l'âme soeur sur internet, ayant pour habitude de ramener chez lui des internautes qui finissent par partir avec sa voiture, par exemple. La scène à la casse lorsqu'il retrouve sa voiture dépecée, mais qu'il se met à pleurer en réalisant (enfin) que sexyboobs316 n'est pas l'âme soeur qu'il croyait est une des plus drôles de ce double épisode. C'est excessif et du pur fluff mais ça fonctionne.

Bilan : Du côté de Grey's Anatomy, il n'y a pas d'éclairci, mais plutôt une enchaînement de mauvais choix de la part des scénaristes. J'ai l'impression d'assister au gâchis d'une série qui était en son temps très agréable à suivre. J'espère toujours qu'ils vont se reprendre. Il y a matière à faire des choses bien, ils ont déjà fait des choses bien, voire très bien : retrouvez l'ambiance vaudeville alliant drama et humour.

Du côté des scènes pouvant faire office de "pilote" pour Private Practice, ressort une impression mitigée. Mais il est toujours difficile d'apprécier un pilote. Il est très soap, très sexe, plus déjanté que GA (le cas médical abracadabrantesque de ces trois hommes pères potentiels, se déchirant autour d'une mère porteuse ou encore la voix mystérieuse élucidée à la fin comme venant de la surveillance, dans l'ascenseur). Il faut faire attention à ne pas tomber dans les excès à vouloir faire trop d'effets de style.

Reste que les défauts sont accentués par l'alternance constante entre deux ambiances très différentes, L.A. et Seattle. Je pense que tout aurait déjà beaucoup gagné en clareté et en continuité à être diffusé de façon distincte.

29.04.2007

Grey's Anatomy - 3.21 - Desire

Un épisode rythmé où j'ai eu l'impression de retrouver ce qui fait tout le charme de la série, le rythme, l'humour, les réflexions amoureuses si complexes et le sexe : tout était là, donnant un coktail sympathique à suivre. Je pense que cela faisait quelques épisodes que je n'avais pas passé 40 minutes si agréables à suivre.

L'épisode s'ouvre une scène typique : toute notre équipe d'internes est en pleines révisions intensives pour l'examen prévu dans deux semaines, qui validera leur année. Quizz et réponses tordues dans une ambiance très estudentines, en parfait contraste avec Burke qui essaye d'obtenir les avis de Cristina sur l'organisation du mariage. Chacun fait ses priorités, et Cristina a bien du mal à décrocher de ses cours. Elle trouve cependant le temps d'harceler Callie sur ces fiches de révision "légendaires" auxquelles elle rêve d'avoir accès. Burke est de façon flagrante le plus impliqué dans l'organisation du mariage, au point d'emménager une pâtisserie dans la salle de repos pour que Cristina trouve le temps de goûter les différents gâteau en compétition. A défaut de motiver Cristina, ils servent à noyer les états d'âme de nos internes, à commencer par Izzie.

En effet, si au début de l'épisode, tout semble rentré normal entre elle et George. Posés, ils paraissent avoir tourné la page, sauf les blancs révélateurs quand les discussions karma-esques de Cristina et Meredith les conduisent à parler de leurs expériences en adultère. Mais aucun de leurs camarades n'y fait attention, ils ont leurs propres problèmes. Seulement, comme le souligne un des cas du jour, "the wife always knows". Il existe un sixième sens qui génère des soupçons. Et Callie réfléchit depuis le mensonge, pourtant insignifiant, de George dans le dernier épisode. Elle se confie à Addie, qui conclut que ce genre de soupçons ne viennent pas tout seuls... aussi paranoïaque que cela puisse lui sembler. Si elle n'a pour le moment aucun moyen de connaître la vérité, Callie se torture tout autant. Au point d'aborder Izzie pour lui demander de prendre ses distances avec George. Ce n'est même pas vraiment la potentialité d'un adultère, c'est simplement la crainte devant la complicité des deux internes. Une scène où elle parait très vulnérable -je m'attriste toujours devant tout ce qu'elle doit subir dans cette chaotique reltaion-, et qui amène Izzie à revoir ses positions. L'amitié retrouvée du début de l'épisode se transforme à nouveau en prise de distance plus froide. C'est alors que George annonce son intention de demander son transfert pour un autre hôpital, pour clarifier les choses. Cette fin de saison 3 verra-t-elle nombre de pages se tourner ? Réflexe instinctif, Izzie noie son chagrin dans la patisserie, et sa culpabilité l'amène à se confier à une autre personne toute aussi inattendue -qui venait prendre des nouvelles de ses gâteaux- : Burke. Moment un brin gêné, si ce n'est que Burke taira-t-il longtemps cette information à sa future épouse ?

Parallèlement, Derek est entré en mode "réflexion" et prise de distance à l'égard de Meredith pour essayer de déterminer ce qui représente le plus à ses yeux : Meredith ou le poste de chef ? A première vue, on pourrait songer que le simple fait d'hésiter sur cette question interroge sur le futur de leur relation, mais le mal est plus profond. Il remonte à l'arc de noyade, il trouve ses racines dans la rencontre avec Ellis Grey... Derek évite Meredith, au moment où cette dernière -dans un classique ressort scénaristique- décide justement de s'investir totalement dans leur relation et de communiquer et rester en contact quasi constamment. Oui, comme sa voix off le conclut dans cet épisode, on veut généralement ce qu'on ne peut avoir, et dans son cas, Derek s'est soudainement éloigné. Ses efforts durant tout l'épisode sont plus que louables et introduisent une dose d'humour du "GPS girlfriend" à ses incessants "I communicate". Cependant, la confrontation avec les états d'âme de Derek finit par arriver. Plus que symbolique, une conversation amère sur l'oreiller et un départ au milieu de la nuit alors que l'orage tonne et que la pluie se met à tomber dehors. Quel futur pour ces deux-là ? Comme souvent toujours, ils n'aspirent pas aux mêmes choses en même temps (mais vous me ferez sans doute remarquer à juste titre que c'est dans cette dissymétrie que repose une part de l'intérêt de la série).

Le chef s'interroge aussi sur son plan de carrière. Le patient phare du jour, le directeur du conseil d'administration de l'hôpital (Mitch Pileggi de passage en guest-star), rentre en catastrophe d'Amazonie, où il pagayait (et bien plus) avec son assistante. Outre l'émulation collective autour du VIP (pour "very important penis" ^_^ -quoique, j'ai une brusque inquiétude sur les mots clés qui conduiront à cette review dans quelques semaines), le directeur lâche quelques vérités désagréables au chef sur la vie et son devenir. De quoi lui faire reconsidérer son futur ? D'autant que Miranda ne le voit toujours pas lâcher toute cette effervescence, alors même que le Chef lui fait la leçon sur son devoir de "déléguer les tâches". Cela soulève cependant une problématique bien réelle : c'est pour Adèle que le Chef voulait initialement prendre sa retraite. Maintenant qu'il n'y a plus d'Adèle, l'hôpital est vraiment toute sa vie.

Ceci nous amène au carré Ava/Alex/Addison/Mark. Il était obligé de faire bouger les lignes en prévision de jeudi prochain, et malgré quelques réticences, finalement, avec beaucoup de second degré, tout ce petit monde ne s'en est pas si mal tiré. Il y a tout d'abord Ava qui, dans une position stratégique pour écouter les derniers ragots de l'hôpital, partage ses découvertes avec Alex. Elle l'informe ainsi du pari en cours actuellement avec Mark et Addison sur les 60 jours sans sexe. Alex continue de se préoccuper d'Ava, mais si le parallèle avec Denny existe, il n'est pas dans une éventuelle relation amoureuse, c'est plutôt du côté de la récurrence d'un patient qu'il faut le rechercher. Ecouter Ava se passioner pour ce véritable "soap" qui se trame dans cet hôpital, puis pousser Alex à agir, c'est assez piquant et drôle. Reste que ce n'est pas Alex mais Addison qui va prendre l'initiative. Les 60 jours de pari ne sont qu'une façon pour elle de repousser l'échéance et rompre cette relation-non-relation avec Mark avec lequel elle ne se voit aucun avenir. L'option Alex la fait rêver au milieu de barbecues. Ils finissent par enfin franchir le pas, à l'hôpital même. Seulement, sans surprise, ce n'est pas tant le début d'une nouvelle que la fin des anciennes. C'est l'évènement déclencheur des volontés de départ d'Addie. Indécise après ces moments avec Alex, elle va proposer d'aller boire un verre à Mark -qui les a vu sortir de la salle et a tout compris-, ce dernier préfère "rompre" à sa manière en lui lâchant froidement qu'il ne changera pas et qu'il n'a pas tenu le pari de son côté. Elle se tourne alors vers Alex plongé dans ses révisions. Les récits de barbecue d'Ava l'ont à l'évidence fait réfléchir. Il fait une brusque marche arrière et préfère décliner l'offre d'Addison. Je suis mitigée car la téléspectatrice que je suis aurait été curieuse de voir où cette association pouvait nous mener, mais cela ne pouvait fatalement que passer par ce rejet final d'une relation établie pour qu'Addie veuille faire un tour (temporaire ou définitif selon sa réussite) en Californie... Je préfère faire mon deuil de ces espérances initiales de mi-saison, et savourer toutes ces scènes et ces imbroglio qui (pour une fois) ne sont pas uniquement George/Izzie centric.

Bilan : Plutôt rythmé, pas mal d'humour, du second dégré et quelques redistributions des cartes, avec une Addison beaucoup plus présente que dernièrement, je pense que je pouvais qu'apprécier. Un épisode donc sympathique qui me réconcilie un peu avec l'orientation de la série.

La semaine prochaine, double épisode pour "A decision that could change Grey's Anatomy forever".

23.04.2007

Grey's Anatomy - 3.20 - Time after Time

Grey's Anatomy a repris jeudi dernier aux Etats-Unis après un long mois de hiatus et un singulier essouflement dans les derniers épisodes diffusés. La série allait-elle redresser la barre ? Oui et non. Mais cet épisode contient cependant quelques éléments intéressants et bénéficie aussi sans doute d'un brin d'indulgence en retrouvant nos médecins et leurs complexes histoires. Le thème du jour est l'influence du passé sur notre vie et le fait de tourner les pages dans notre histoire.



Commençons par Meredith et sa "fake mother". La femme de son père décide de s'imposer en tant que figure maternelle, faisant les courses, passant la voir régulièrement, pleine de sollicitude. Mais Meredith suffoque vite devant tant d'attentions, que sa propre mère ne lui a jamais donné. C'est vrai que l'on peut considérer son attitude comme très égoïste, devant tous les efforts apparents faits par sa belle-mère, la voilà qui ingrate lui enjoint de cesser cette sur-attention. Pourtant, cela s'inscrit parfaitement dans le personnage de Meredith. Elle n'en fait pas trop, elle montre simplement quelles sont les séquelles d'avoir eu Ellis Grey pour mère. En ce sens, cette petite storyline sonne assez juste.
D'autant que même Derek qui connait très bien Meredith désormais avait averti sa belle-mère du risque d'en faire trop. Derek qui décide de prendre les choses en main, après son interview ratée avec le conseil de l'hôpital, pour décrocher le poste de chef. Il enjoint simplement Richard de tenir sa promesse. Mais quelque peu poussé dans ses retranchements, le chef lâche une autre vérité : il a promis de veiller sur Meredith, et pour lui, le poste de chef est incompatible avec une vie familiale heureuse. Je pense que ça se voit un peu trop qu'il s'agit d'un moyen d'introduire quelques nuages dans la relation entre Derek et Meredith. Ca reste très étrillé à mon sens : le simple métier de chirurgien et ses heures dantesques suffisent amplement à poser la question du couple. Et le chef ne peut établir en généralité sa situation personnelle : Meredith sera chirurgienne donc avec elle aussi des horaires très remplies, à la différence de sa femme. D'où une certaine perplexité devant l'argumentaire un brin bancal du chef, qui suffit cependant à ébranler quelque peu Derek. Bailey le fusille du regard lorsqu'il lui rapporte les faits et qu'on le sent hésiter soudain entre sa carrière et Meredith.



Carrière et couple, c'est aussi le sujet du jour pour Cristina et Burke. Et plus particulièrement pour Cristina, que j'ai plutôt apprécié dans cet épisode. Elle s'efforce de montrer à Marlowe qu'elle a choisi en connaissance de cause Burke et qu'elle n'a aucun regret. Ces scènes de démonstration excessives qui ressemblent si peu à Cristina introduisent un peu d'humour dans cet épisode dans l'ensemble au chargé émotionnel très lourd. Mais surtout les paroles de Marlowe à la fin amènent Christina à réfléchir. Sacrifie-t-elle sa carrière, son excellence quasi robotique de ses débuts, pour un mariage ? A-t-elle perdu son carriérisme et avec lui, ce qui faisait son atout majeur ? Burke est un "grand chirurgien" mais la stimule-t-il vraiment vers l'excellence ou une certaine routine s'est-elle installée ? En tout cas, Cristina est assez touchante dans cet épisode, et j'aime toujours les épisodes traitant des conflits entre la Cristina ambitieuse et détachée et celle qui sait se montrer très humaine. ^_^

Du côté de la Jane Doe amnésique, c'est une storyline très lourde et émotionnelle qui se déroule. Le visage reconstruit, son portrait est diffusé dans les médias. Une famille arrive, prétendant avoir reconnu leur fille, tout parait correspondre. La jeune femme qui a tellement besoin de repères intègre immédiatement ces nouvelles données identitaires. Mais finalement, la mère conclut réaliste que ce n'est pas sa fille... C'est à ce moment-là qu'on se demande sérieusement : ils n'ont pas fait de test ADN ? Parce que se contenter des quelques signes de reconnaissance donnés au départ, ça parait bien faible pour la laisser seulement entre les mains d'un couple qu'on devrait croire sur parole... J'aurais préféré qu'on passe par le test ADN. Ca aurait été plus logique et laissé moins interrogateur. Sinon, la storyline poursuit son chemin très classique, comme on constate qu'à l'évidence Alex s'est plus qu'attaché à la jeune femme (comme l'énonce sans tact Cristina). Sera-t-elle son "Denny" ? Nous verrons bien, en tout cas, sa réaction finale de rejet quand on lui apprend qu'à nouveau elle est sans nom est très forte (même si trop artificiel, car cela parait irresponsable de lui avoir laissé nouer des liens dans son état psychologique, alors qu'on avait aucune certitude quant à la parenté du couple mis à part leur parole...).



Enfin, le plus controversé pour la fin, le terrible triangle Callie-George-Izzie. L'épisode avait pourtant très bien commencé, avec une storyline indépendante offerte à Izzie : sa petite fille de 11 ans, qu'elle avait abandonné pour l'adoption à sa naissance, est atteinte d'une leucémie. Ses parents adoptifs viennent à l'hôpital pour lui demander d'accepter d'être la donneuse de moelle épinière. Izzie est plus que secouée par la nouvelle et par la perspective de rencontrer sa fille, une rencontre qu'elle n'avait jamais imaginé dans de telles conditions et si tôt. Heureusement, Bailey est encore une fois là pour la conseiller et la garder concentrée. La scène où elle apprend que sa fille refuse de la rencontrer est particulièrement touchante. Elle accepte cependant la transplantation. Pendant tous les moments où Izzie était soutenue par Bailey, cela offre une perspective différente et assez intéressante. Puis George, inquiet, arrive malgré le secret que Bailey avait fait jurer à Meredith... Et une storyline intéressante s'effondre pour repartir dans les travers indigestes de cette relation à laquelle je ne peux adhérer. Certes George est concerné, honnête et Izzie également en lui disant qu'elle a besoin de son amitié... Mais George en oublie Callie qui l'attend une bonne partie de la journée "pour prendre un café". Une Callie non maquillée qui finalement apparait plus sincère, authentique et vulnérable que d'habitude. Mais surtout, elle sait que George était avec Izzie, mais comme ce dernier ne veut pas étaler la vie de son amie, il ment à Callie en lui disant qu'il était à la clinique. S'il n'a rien fait de répréhensible dans cet épisode, le regard de sa femme est lourd d'interrogations et de soupçons... Finalement, la simple culpabilité de George et les précautions qu'il prend vont finir par le trahir. De même, Bailey se doute de quelque chose devant l'insistance de George. Il y a quelque chose derrière tout ça que beaucoup sentent confusément...

Sinon, Mark essaye également de marquer des points auprès du chef. Cette fois en l'initiant à la drague... Une mini storyline plus légère histoire de souffler un peu entre des storylines assez lourdes.

Bilan : Deux micro-scènes pour Addie seulement. C'est vraiment trop peu (même si c'est sans doute en prévision des épisodes qui pourraient lancer Private Practice, le spin-off, qui seront diffusés en mai), mais c'est toujours excellent. Kate Walsh illumine l'écran. ^_^
Sinon, cet épisode est assez sombre. On ne s'ennuie pas, mais le côté vaudevillesque si prisé de la série a disparu...

28.03.2007

Grey's Anatomy - 3.19 - My Favorite Mistake

La série s'essoufle en cette fin de saison, avec un épisode cette fois franchement moyen, voire assez long et lent par moment. On tourne trop en rond pour être vraiment intéressant, se reposant un peu sur ses acquis. Il manque ce dynamisme qui fait le charme de la série. Et ce malgré quand même quelques scènes réussies.



L'épisode s'ouvre sur un réveil douloureux pour nos festifs de la veille. Si Izzie réussit à se traîner jusqu'à la cuisine avec une sévère gueule de bois, George est plus atteint : le syndrome du black out de la tequila. Il ne se souvient de rien. Aucun évènement de cette nuit-là, confrontée à une Izzie qui hésite entre consternation et malaise. Deux bons tiers de l'épisode sont donc consacrés aux états d'âme d'Izzie entre remords et coup de foudre... Elle ne souhaite qu'une chose : se confier à quelqu'un. Mais elle veut en même que cela reste impersonnel. C'est donc tout naturellement qu'elle se tourne vers une Addison circonspecte : "What am I, the go-to person for adultery?" ^_^ Pour la meilleure réplique de l'épisode.



Mais George finit évidemment par se souvenir des évènements de la nuit. Une fois qu'Izzie peut lui en parlant, on devine que cette nuit de sexe alcoolisé signifie finalement plus pour elle qu'on aurait pu l'imaginer. Ca me semble très artificiel de générer ainsi des sentiments, qui étaient absents jusqu'à présent. "Sexe et prise de conscience de sentiments", de qui se moque-t-on ? D'autant que si Izzie a été marquée par cette nuit, George qui tient manifestement moins l'alcool, le cerveau toujours embrumé, ordonne ses priorités différemment. Tout d'abord, ne rien dire à Callie. Essayer de faire amende honorable, assumer son rôle de mari... Pas une seule fois il ne prend ses responsabilités. Son personnage reste la plupart du temps apathique, subissant les évènements. C'est lassant à force.
Pourtant, il fait preuve d'une "force de caractère" étonnante devant le père de Callie leur rendant visite. C'est dommage que les scénaristes se contentent d'une série de scènes très clichées, relativement inutiles en fin de compte, et qui n'apportent rien. Ils auraient pu en profiter pour développer un peu plus Callie, ou du moins éviter de tourner cette micro-storyline en stéréotypes expéditifs. Le père peu satisfait par les choix de sa fille, dédain pour le manque de revenus de George, soudain éclat "de caractère" de George (consécutif en réalité aux brumes de son cerveau qui se lèvent peu à peu)... Le père les quitte en confiant Callie "à ses soins", lui promettant les pires maux s'il la blesse.
Finalement on revient au point de départ : pourquoi Callie est-elle allée se perdre avec George, à l'évidence qui est tous sauf matûre pour le mariage. Izzie et son nouveau crush sur George, qu'en penser si ce n'est que ça plombe un peu plus la série. Il serait bon d'amener un peu de nouveautés et de rompre ses cercles continuels entre tous les personnages...
Cependant, à moyen terme, le couple Callie/George est condamné d'une façon ou d'une autre. Elle apprendra forcément la vérité à un moment donné. Et même si George va peut-être faire plus d'efforts, son incapacité à assurer une relation sur des bases sains à Callie est véritablement chronique.



En parallèle, la course au poste du chef transcende toutes les autres storylines.
A la plus grande consternations de ses concurrents, Marlowe arrive à son entretien avec la direction de l'hôpital, avec un plan décennal déjà préparé. Le chef ne voit pas d'un très bon oeil cette idée qui sous entend que son travail pour l'hôpital n'a pas été à la hauteur. Seulement, pour égaler Marlowe, Burke, Addison et Derek se découvrent dans la journée un plan identique. En revanche, Mark n'a pas de vision sur le long terme et est bien incapable d'identifier les besoins de l'hôpital. Il se tourne donc vers Bailey, l'interrogeant de façon fort peu subtile. Elle se refuse à l'aider, lui criant qu'il y a des choses à faire "right now". Ces derniers mots deviennent le slogan de candidature de Mark. Pas de plan hypothétique, seulement l'urgence actuelle à laquelle il faut faire face. Les administrateurs sont séduits et même le chef, ravi de cette absence de plan décennal. Sacré Mark, sachant pleinement jouer avec les cartes qu'il a en main.

Il faut dire que nombre que ses concurrents sont empêtrés dans leurs histoires de coeur. Derek continue de s'inquiéter pour Meredith. Cette dernière continue dans sa phase de "non réaction". Mais surtout, Mark lui propose un donnant-donnant : il lui offre une chirurgie plastique très importante. Cela lui permet de rentrer dans les bonnes grâces du chef, qui voit toujours en Meredith, la fille d'Ellis -de façon encore plus marquée depuis la mort de cette dernière-, tout en donnant à Meredith l'occasion de prouver à tout le monde qu'elle va bien et qu'elle reste un chirurgien émérite. C'est très calme dans l'ensemble.



Du côté de Burke et Cristina, les scénaristes nous refont encore et toujours le coup de leurs disputes froides et maîtrisées. Cristina songe à annuler le mariage pour qu'ils "redeviennent comme avant". Mais chaque fois qu'elle croise Burke dans l'épisode, ce dernier clame qu'il veut "avancer", qu'il n'y a pas de retour possible... Finalement, Cristina rentre chez eux et consent officiellement au mariage en "petit comité". Meredith et Derek. Voilà tout.



Dans les cas médicaux du jour, Alex continue de nouer des liens avec sa patiente enceinte-défigurée -qui est celle que Meredith opère dans l'épisode. Assez sympathique, même si je ne sais pas trop où les scénaristes veulent nous conduire.
Mais, sans doute que l'un des intérêts majeurs de cet épisode si plat repose dans les guest du jour : Catherine Dent (The Shield) et Elizabeth Moss (A la Maison Blanche) incarnent une mère gravement malade et sa fille qui refuse de la laisser partir. Assez touchant.

Bilan : On aurait pu imaginer un épisode explosif à la suite des évènements de l'épisode précédent, finalement on a une suite de non évènements. On tourne à rond, et à fort de jouer toujours sur un ressort uniquement, ce dernier finit par manquer d'efficacité.

19.03.2007

Grey's Anatomy - 3.18 - Scars and Souvenirs

Voici un épisode de remise en route qui souffle le chaud et le froid. On ne s'ennuie pas, le rythme est plaisant à suivre avec des dialogues dans le pur style de Grey's Anatomy comme j'adore. Les scénaristes prennent un malin plaisir à multiplier les retournements, nous envoyant dans diverses directions, pas toutes forcément toutes très judicieuses a priori.

Commençons par Meredith qui se remet de la mort de sa mère, ainsi que de son expérience de noyade... Classiquement, elle affirme que tout va bien à son entourage. Cependant, le réel ressort de sa storyline n'est pas tant son affectation en elle-même, mais plutôt la réaction de sa "seconde famille" : son père et sa belle-même qui s'inquiètent pour elle. Du refuge dans le placard jusqu'au soutien sa faille de Derek, redevenu le "perfect boyfriend", Meredith finit par les inviter à un dîner chez elle. La relation entre elle et son père est toujours aussi tendue, mais reposant sur une sorte de malaise réciproque, de temps perdu irratrappable. Aucun ne sait vraiment comment tenter de se reconnecter, comment effacer les préjugés qui ont grandi au fil des ans. Un début de solution viendra de leurs "moitiés". La belle-mère de Meredith, qui a toujours été sympathique, essaye de détendre l'ambiance, offrant à Meredith patience et compréhension, ainsi qu'une perspective différente de la situation.
Derek se charge d'un petit échange de conseils avec le père de Meredith autour du compteur d'électricité ("conversation entre hommes" par excellence ?). C'est que Derek tout au long de l'épisode traverse finalement plus de remous émotionnels qu'on ne pourrait l'imaginer si on se contentait d'un bilan synthétique des apports de l'épisode. Une amie malade vient de New York pour se faire opérer d'un cancer. Or, sa maladie nécessite de régulières opérations chirurgicales qu'elle ne souhaite plus continuer. Derek lui propose une opération risquée, où elle peut perdre la vie, mais elle peut également guérir définitivement. Emouvant dans son discours pour la convaincre, Derek l'est encore plus après l'opération. Si c'est un succès, il est passé tout proche de la perdre. N'a-t-il évoqué l'opération pour impression pour impression le chirurgien si célèbre venu obsverser l'hôpital, le docteur Marlowe ? Toujours est-il que Derek est troublé, et même si ses troubles éthiques sont loin d'être les plus théâtraux, ils apportent un petit plus, complément contribuant à l'équilibre de l'épisode.

Le docteur Marlowe, justement, est un des faiseurs de trouble du jour (et peut-être plus ?). Tout d'abord, la fan d'A la Maison Blanche que je suis était plus que ravie d'avoir ainsi l'occasion de retrouver Roger Rees (l'inénarrable Lord John Marbury) dans le rôle de ce chirurgien réputé. Sa seule présence suffit à exacerber l'esprit de compétition des différents chirurgiens qui ne reculent devant rien pour se faire remarquer. En résulte une série de disputes hautes en couleur dans les couloirs sous le regard consterné, un brin inquiet, du chef, qui confie à Bailey que, non, décidément, aucun ne lui semble convenir pour son poste... Mais si les tensions s'accroissent dangereusement entre les titulaires, ce n'est rien par rapport à celles que génère Marlowe dans le couple de Cristina et Burke. Car il s'avère que Burke n'est pas le premier chirurgien cardio-vasculaire renommé pour qui le coeur de Cristina aurait chaviré. Marlowe était son professeur... Ils eurent une relation de... trois ans. La nouvelle est rude pour Burke qui soudain ne sent ni très spécial, ni très désiré. Quelle part de Cristina est réellement amoureuse de lui ? Ne voit-elle pas simplement en lui une sorte de mentor ? D'autant que Marlowe ne fait rien pour arranger les choses, au contraire, provoquant Cristina comme Burke avec ses remarques. Cristina ne croit à l'institution "mariage". Elle a quitté Marlowe au bout de trois ans sans se retourner... Soudain, Burke n'est plus si sûr son engagement. Ce qui conduit finalement Cristina à venir dormir chez Meredith.
Une scène à souligner est son arrivée. Initialement prévue pour offrir à son amie une porte de sortie si son dîner se passait mal, c'est finalement une vraie crise qu'il faut gérer. "Okay, no, this isn't a fake crisis. This is a real, "my ex is about to ruin my impending marriage" crisis." C'est enlevé, drôle tout en jouant à merveille sur les ressorts du soap. Toutes ces petites scènes qui ponctuent cet épisode, avec les remarques plus distantes des personnages vis à vis des situations, sont assez réjouissantes.

Pour assurer la bonne centralisation et intéraction de toutes les storylines, Alex aménage même dans la maison. De quoi concentrer un peu plus ces mini-drames. Reste que j'aimerai voir ce personnage plus exploité. Encore une fois, il reste détaché de toute l'agitation amoureuse ambiante, toujours très impliquée auprès de sa patiente enceinte défigurée et amnésique, qui n'a toujours pas été identifié. Le lien qui est en train de se nouer entre eux devient fort. L'opération que Mark pratique sur la jeune femme met en danger la vie du bébé, à la grande colère d'Addison. Pour autant, c'est toujours vers Alex que se tourne résolution la patiente. En revanche, ceux qui ne donnent pas dans la retenue, c'est l'éternel trio Izzie-George-Callie. Les états d'âme et complets retournements de sentiments égocentriques d'Izzie et George finissent par m'épuiser au-delà de la lassitude. George découvre que Callie est une "héritière". Elle a de l'argent et dépense 2,500 dollars par semaine pour leurs frais d'hôtel. La contribution de 200 dollars de George parait bien maigre. Le voilà qu'il réagit plus que vivement, s'élevant contre les "mensonges par omission" de "sa femme". On devine rapidement où tout ça va nous mener lorsqu'Izzie, ayant entendu Meredith parler de cette nouvelle, lance une petite pique cinglante et détournée comme elle a le secret, en pleine salle d'opération, à Callie. Au fond, on ne peut que plaindre Callie de s'être retrouvée à devoir gérer deux internes qui n'ont pas encore fini leur adolescence avec tous leurs changements d'humeur... George et elle se disputent -à nouveau. Or cette fois, Callie mentionne vraiment ce qui l'inquiète : le fait qu'Izzie ait des sentiments pour George, ce qui expliquerait son attitude. Lâcher cette affirmation tout haut, c'est en quelque sorte une grosse ficelle que les scénaristes se tendent à eux même. George aggrave son cas en affirmant qu'une "top model" comme Izzie ne serait jamais intéressé par un gars comme lui. Que pourrait-il dire de plus blessant à cette pauvre Callie dont on se demande bien comment elle a pu se laisser entrainer dans cette aventure. Elle le met dehors, ce dernier va naturellement tenter de mettre les choses au point avec Izzie... Pour oublier leurs rudes journées, ils boivent... et finissent par coucher ensemble, passablement saoûle. Ainsi se termina le mariage de George (car d'une façon ou d'une autre, Callie le découvrira, même si George tente de le lui cacher). Izzie et George ? Tiens, voilà une paire que les scénaristes n'avaient pas encore essayé. On va finir avec des relations de plus en plus étranges si du sang neuf, avec de nouveaux personnages, n'est pas bientôt amenée dans cette série...
J'ai beaucoup de mal à imaginer George et Izzie, ensemble. C'était une amitié quasi-fraternelle, sans tension sexuelle. Etait-il vraiment nécessaire de les associer ainsi ? Une rude journée, un besoin d'oublier, une soirée trop arrosée... Un enchaînement d'évènements qui les mène donc le lendemain matin dans le même lit. Reste un seul hic devant ces actes irresponsables : what's next ?

04.03.2007

Grey's Anatomy - 3.17 - Some Kind of Miracle

Un épisode poussif en guise de conclusion à un arc qui se voulait ambitieux, mais qui à l'évidence est tombé à plat. Si tant est si bien que le téléspectateur ennuyé finit par trouver plus de piment dans les à côtés décidément plein de rebondissements du cast de la série. Katherine Heigl (Izzie) entre en conflit avec la production pour une histoire de salaire, tandis que Kate Walsh (Addison) prépare un spin-off à Grey's Anatomy qui sera lancé en mai prochain.

Cet épisode m'a un peu fait l'office d'un pétard mouillé. Le précédent, s'il n'était pas parfait, m'avait touché par une série de scènes émouvantes. Les scénaristes font ici revenir plusieurs anciennes connaissances morts à l'hôpital, dont Denny et Kyle Chandler, qui "hantent" en quelque sorte les lieux entre la vie et l'au-delà. Ils sont ici pour faire prendre conscience à Meredith des conséquences de ses actes. En effet, s'est-elle réellement battue pour rester à la surface lorsqu'elle est tombée à l'eau ? Profondément ébranlée par les propos de sa mère, n'a-t-elle pas reproduit la scène de la baignoire en grandeur nature ? Les dialogues sont assez enlevés entre ces différents personnages d'outre-tombe qui insistent pour que Meredith leur dise la vérité. Mais la série s'offre alors un étrange mélange des genres où j'ai eu bien